Jean Méry*, petit, pas costaud d'apparence, est né le 17 juillet 1909 dans une famille très modeste qui vivait dans une maison troglodyte.
Son père, Maurice, était boulanger à Trôo. Sa mère Henriette (née Girard) ne travaillait pas.
Il avait deux sœurs : Jeanine et Christiane.
Jean Méry* épousa Jeanne* née Doron à Bessé-sur-Braye le 13 mai 1909. Elle possédait "des biens". Le couple s'installe rue Jean-Jaurès.
Jean Méry* décida très tôt de résister et fit passer des familles juives et prit le "maquis sarthois" en cachette de tous sous le nom de "Sergent Albert". Son réseau se trouvait aux alentours de
Bessé-sur-Braye dans le canton de Saint-Calais.
Son beau-frère, Francis Sommier, employé à la SNCF, le mari de Simone Doron, la sœur de Jeanne*, participe activement à la Résistance. Bessé par une grenade, il perdit la main, mais continua à
recevoir dans une cabane du jardin la radio et à émettre.
Jean* et Jeanne Méry* cachent aussi des Juifs : M. et Mme Touchbend sont cachés dans une ferme avec leur fils cadet. Jeanne Méry s'occupa avec dévotion du fils aîné, petit garçon déficient
mental.
La famille Hermann fut également cachée rue Jean-Jaurès.
Dénoncé pour fait de résistance, Jean Méry est arrêté et sera déporté vers Neugame, au Kommando de Stoken, tandis que son compagnon, Modeste Mortier, sera déporté à Matahausen.
Durant la débâcle, Jean Méry* est dirigé vers le camp de femmes de Ravensbrück. Il parvient à s'évader en se laissant tomber dans un fossé avec un autre compagnon de misère.
Après l'arrestation de son mari, Jeanne Méry continua seule à résister et à aider les familles juives. Elle prenait sa bicyclette la nuit pour chercher les messages dans les champs étroitement
surveillés.
Les Touchbend et leur fils cadet furent arrêtés.
Jeanne Méry* a re utà titre posthume la médaille des Justes.
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